Mai 1968 – 62’ – 35 mm – Noir & Blanc – France (silencieux)
Réalisation : Philippe Garrel
Directeur de la photographie : Michel Fournier
Cameraman : Philippe Rousselot
Financement : Anne Héliat, Sylvina Boissonnas
Avec : Bernadette Laffont, Laurent Terzieff, Stanislas Robiolle
“ Quand on tournait Le Révélateur en Allemagne, chaque fois qu’on installait un plan, la police arrivait. En soi d’ailleurs ça ne me gênait pas, j’avais été en Allemagne un peu pour ça : tourner près des camps militaires pour avoir l’impression qu’on est très oppressé.”
Philippe Garrel
“ Ce fut pour moi un plaisir absolu, à une époque où Philippe Garrel avait parfaitement assimilé l’importance de l’image au cinéma au point de baptiser son film Le Révélateur, qu’il me laissa une exceptionnelle liberté, d’improviser et d’inventer, avec des moyens ‘éclairage volontairement très réduits pour stimuler notre imagination et une pellicule hypersensible pour en capter les moindres lueurs ou les plus fortes apparitions, la photographie de ce petit film muet est quasiment amateur, c’est pourtant l’un des plus beaux de l’histoire du Cinéma avec sa lumineuse et charmante façon façon onirique et raisonnablement fantastique de raconter, de rappeler ou de suggérer tant de sentiments poétiques et profonds.”
Michel Fournier
“ Le Révélateur est un film muet. Un couple et son enfant fuient devant une menace informe et pourtant indicible. Un film sans rires et sans murmures. Dans un paysage de désolation, d’humidité et d’humiliation on voyait l‘être le plus faible se révolter : l’enfant.”
Bernadette Laffont